Arrondissement

Nkolafamba

Arrondissement du département de Mefou-et-Afamba, région du Centre.

Provisoire — en attente de vérification

Noms et codes tels que publiés dans le jeu de données national des limites administratives (Institut National de Cartographie, via OCHA), en vigueur au 4 janvier 2019. Certains noms sont publiés sans accents.

D'après Wikipédia

Nkolafamba (ou Nkol-Afamba) est une commune du Cameroun située dans la région du Centre et le département de la Méfou-et-Afamba.

Géographie

{Créée par décret n°95/82 du 24 avril 1995, la commune de Nkolafamba d’une

superficie de 652 km2 pour une population de 14 494 Habitants (Source : BUCREP 2005) est

située à 10 Km de Yaoundé. Comportant 48 chefferies de 3ème degré (16 dans l’espace urbain et 32 dans l’espace rural), elle est limitée :

• Au Nord par les Communes d’Awae et de Soa ;

• Au Sud par la Commune de Mfou ;

• À l’Est par la Commune de Ndzeng et ;

• À l’Ouest par la Commune de Yaoundé 4ème

Milieu biophysique

Le Relief

Le relief de cette Commune fait partie du vaste plateau sud-camerounais d’altitude

moyenne 650m. Il est accidenté par endroits du fait des collines isolées ou des complexes de

collines, de pentes variables et par la présence de quelques rochers pouvant être exploités

comme gravier dans les constructions diverses.

Climat

Le climat est tropical humide, de type équatorial, avec 4 saisons bien marquées. La

moyenne annuelle des précipitations est de 1 700 mm et celle des températures de 24,5°C.

Cependant des perturbations relevées depuis plus de deux ans ne permettent pas toujours

d’avoir une démarcation nette de ces quatre saisons. La pluviométrie est de type bimodal

permettant deux campagnes agricoles. Ce climat est favorable au développement de la forêt

dense mais semi-décidue favorisant la culture du cacaoyer.

L’Hydrographie

La zone est arrosée par un réseau hydrographique constitué de grandes rivières,

l’ATO’O et AFAMBA avec leurs nombreux affluents tels que : NTEM, NKOABONG, NSOLE,

YOBO, OTTOTTOMO, ZEZA’A, METUI, ABIEUGUE MELOE. La multitude des ruisseaux au

sein de la Commune peut favoriser l’aquaculture (pisciculture) et aussi l’irrigation des cultures

en saison sèche.

Le tableau ci-après présente quelques cours d’eau recensés par village :

Tableau 4 : Liste de quelques cours d’eau

Villages Cours d’eau

Ekom 1 Lolo, Otolong, Biheve, Kara, Kouam, Otondoga

Obom Ngoumgoumou, Ekogo

Ekom 2 Koam, Otoekoroe, Mbogngui

Akam Lolo, Koam

Ekoumeyen Etegue, Bivivié, Ato'o, Zeza

Eyo Aveze, Zeze, Ofoumlou, Etegue

Dzouzok Nkobo'o

Nkil Abom, Nlosomzolo, Agonbougou, Mindiki, Ntounbikibo

Mbaka Otobonobo, Ato'o, Zeza, Otodoum, Ekemeboumou,

Otobewa, Adoung, Tzegue, Akoubegue

Mebou Ezembie, Ato'o

Meven Atoh, Tzegue, Ekokoro 1, Ekokoro 2

Ngalan-

Fong Zengue, Ndjinga

Ngang 1 Bivié, Nkoaba'a, Aveze, Ndomben, Nvombo

Mebang Ndou, Andoua

Abanga Endama, Bikemgue, Minyia Minyia

Ndibisson Mpkah, Ekoassok, Etam Ntaan, Sembir, Mebi Mengoui,

Source : Diagnostic Participatif Niveau Villages (LUDEPRENA, 2017)

Pédologie

Les sols sont classés comme «Xanthic » ou « Plinthic Ferralsols » dans la classification

FAO-UNESCO. Ils appartiennent au groupe des sols ferralitiques fortement désaturés. Ce sont

des sols argileux tropicaux de couleur brun-jaunâtre à brun vif. Le PH est généralement acide.

On rencontre aussi des sols hydromorphes très mal drainé dans les bas-fonds. Les sols

hydromorphes permettent le développement des cultures de contre saison à l’instar du maïs

et d’autres cultures.

Foret : Flore et Faune

La flore

La formation végétale est la forêt dense humide sempervirente de basse et moyenne altitude, constituée de produits forestiers ligneux dont les essences les plus exploitées sont répertoriées dans le tableau ci-après

Tableau 5: Essences forestières et produits forestiers non ligneux identifiés

Nom scientifique Nom

commercial Nom local Partie utilisée Utilisation

Chorophora excelsa Iroko Abang Écorce, tronc Médecine

Bois d’œuvre

Baillonella toxisperma Moabi Adjap

Fruits

Écorce

tronc

Alimentation

Médecine

Bois d’œuvre

Cyclocodiscus gabunensis Okan Adoum Écorce

Tronc

Médecine

Bois d’œuvre

Irvingia gabonensis Mango sauvage Ando’o Amandes Alimentation

Entandrophragma cylindrie Sapelli Assé Tronc Bois d’œuvre

Entandrophragma utile Kossipo Atom assé Tronc Bois d’œuvre

Piptadeniastrum africanum

Piptadenla

dabema Atui Écorce

Tronc

Médecine

Bois d’œuvre

Triplochiton sacleroxylon Ayous ayos Tronc Bois d’œuvre

Lovea trichilioides Dibetou Bibolo Tronc Bois d’œuvre

Guiboursia tessmani Bubinga Essigang Écorce

Tronc

Médecine

Bois d’œuvre

bois alstonia spp Emien Ekouk Écorce Médecine

Pychranthus angolensis Ilomba caraboard Eteng Écorce

Tronc

Médecine

Bois d’œuvre

Distemonanthus benthamianum Movingui Eyen Tronc Bois d’œuvre

erythrepheum Tali Elon Tronc Bois d’œuvre

Terminalia superpa Fraké Akom Tronc Bois d’œuvre

Lophira alata Azobé Okoga Tronc Bois d’œuvre

Diospyros crassiflora Ebène Mevini Tronc Bois d’œuvre

Rocinedendron eudulis Ezézang Ezézang Amande Consommation

benthemianus Movingui Eyen Tronc Bois d’œuvre

Nauclea diderrichii Bilinga Tronc Bois d’œuvre

Gnetum africanum Okok Okok Feuilles Alimentation

Raphia farinifera Raphia Zam Branches et feuilles Artisanat, habitation et

décoration

Source : Diagnostic Participatif Niveau Villages (LUDEPRENA, 2017)

La formation herbeuse à Imperata cylindrica dominante constitue la végétation

spontanée. On note quelques espèces telles que l’Eupatorium sp. en majorité, du Vermomia

sp., etc.

La Faune

La faune est diversifiée et peut se classer en deux catégories :

- Une faune sauvage constituée des rongeurs, des oiseaux, des espèces aquatiques

(clarias, tilapia, poissons vipères) est presque en voie de disparition.

- Une faune domestique constituée de chèvres, des moutons des porcs, de la volaille et

des cochons d’inde.

Tableau 6: Quelques espèces animales présentes dans la commune à Nkolafamba.

N° Nom commun Nom Local Nom scientifique CLASSE DE

PROTECTION

1 Aulacode commun Fonguela Thryonomis swinderianus C

2 Buffle Nyat Bubalus bubalis B

3 Civette Zôe Vivera civetta B

4 Écureuil à pattes rouges Ossen Funisciunus pyrrhopus C

5 Écureuil à raies Ossen Funisciunus isabella C

6 Gazelle Sô Gazella rufufrons A

7 Pangolin à écailles

tricuspides Okekah Manis javanica A

8 Pangolin à longue queue Manis javanica A

9 Rat de gambie Koéssi Cricetomys gambianus C

1 Couleuvre Okom Colubridae

2 Tortue terrestre Kulu Testudinidae B

3 Varan du Nil Nka'a Varanus niloticus B

4 Vipère du Gabon Akpwe Bitis gabonica C

5

1 Calao Okpwekpwa Buceros bicornis B

2 Cobra Ngoyomo Naja haje haje A

3 Perroquet rouge Kôss Necropsittacus borbonicus A

4 Perroquet vert Kôss Necropsittacus borbonicus A

Source : Diagnostic Participatif Niveau Villages (LUDEPRENA, 2017)

Selon la loi 94/01 et au sens du décret 95-466, est appelée « zone cynégétique »

toute aire protégée, réservée à la chasse, gérée par l'administration chargée de la Faune, une

personne physique ou morale, (guide de chasse), une collectivité publique locale (populations

riveraines), et dans laquelle tout acte de chasse ne peut y être perpétré contre les espèces

intégralement protégées. Ce même décret répartit les espèces animales en 3 classes

A, B et C (article 78 de la loi 94/01).

• La classe A qui regroupe les animaux bénéficiant d'une protection intégrale. Toutefois,

ces animaux peuvent être capturés ou chassés après autorisation exceptionnelle du

ministre chargé de la Faune (article 42 du décret 95-466).

• La classe B pour les animaux pouvant être chassés après obtention d'un permis.

• La classe C prend en compte les animaux pouvant être chassés selon la

réglementation.

Cette catégorisation est revue tous les cinq ans par arrêté ministériel.

Histoire

Les populations de Nkolafamba essentiellement constituées des Bene, viendraient d’Égypte. Leur installation dans l’actuelle contrée a été marquée par plusieurs obstacles dont la traversée de la Sanaga.

En effet, la traversée de la Sanaga ne fût pas une tâche facile. Il y fallut l’intervention du patriarche des Bene le nommé OWONO KODE qui, ayant l’habitude de traverser les cours d’eau par l’utilisation des radeaux fabriqués à l’aide des parasoliers allait traverser ce cours d’eau sur le dos d’un immense serpent, croyant avoir trouvé un tronc d’arbre. Le lieu de la traversée s’appelle Elig Nkoulou non loin des Chutes de Nachtigal à Ntui.

Installés dans la forêt, les Bene furent confrontés à l’attaque d’une bête féroce semblable à un lion qui décima une bonne partie des fils et filles Bene. Une fois de plus,

l’intervention du patriarche Bene fût remarquable et se solda par la mort de ladite bête féroce.

Des deux (02) prouesses qu’il réalisa, il obtint le nom de NNE BODO qui signifie « sauveur du

peuple ».

De jours en jours, Nkolafamba qui appartenait à la commune de MFOU a été érigé en

Commune rurale par décret n°95/82 du 24 avril 1995.

Avec le décret N°2008/376 du 12 novembre 2008, portant organisation Administrative

de la République du Cameroun, qui consacrait la disparition l’appellation de Commune

Urbaine ou rurale et de Province, la Commune Rurale de Nkolafamba devint Commune de

Nkolafamba.

Depuis sa création, la Commune a eu à sa tête trois (03) Maires :

- Monsieur ENDOUGOU Tobie de 1995 à 2002

- Monsieur FOE AMOUGOU Martin de 2002 à 2013

- Monsieur ONDIGUI OWONA Jean François de 2013 à nos jours.

La Commune est une société organisée sur le plan traditionnel, administratif,

socioprofessionnel et relationnel. Elle est composée d’un regroupement de villages.

Le chef de groupement ou chef de deuxième degré a sous sa responsabilité un

ensemble de villages à la tête desquels on trouve des chefs de troisième degré ayant autour

d’eux un ensemble de notables représentant les grandes familles de la communauté.

Les chefs de villages, descendants des différents fondateurs, sont les gardiens de la

tradition.

Tableau 7 : Quelques évènements chronologiques

DATES ÉVÈNEMENTS IMPACTS

1932

Construction du palais sis à Nkolafamba

par feu AMOUGOU André plus connu

sous le nom d’AMOUGOU ANABA

Centre d’accueil de tous les Bene

1943

AMOUGOU ANABA devient chef

supérieur, autrefois secrétaire de Charles ATANGANA Village mieux organisé

1949

Chute d’un avion de l‘institut

géographique National à 6 km du centre

actuel de Nkolafamba

Le village devint et est un site

touristique (Hélice avion)

1950

Décès d’AMOUGOU ANABA Deuil, tristesse dans le village

2003

Décès de Marc Vivien FOE fils de

Nkolafamba

Ralentissement des projets qu’il

avait entrepris (complexe

multisport et projet électrification

de Nkolafamba)

Source : Plan de Développement Communal de Nkolafamba 2018-2023...

Population

14 494

Outre Nkolafamba, la commune comprend les villages suivants :

Jumelage

Bondy (France).

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Sources

  1. 1.
    Cameroon — Subnational Administrative Boundaries (COD-AB, v01)
    OCHA / Institut National de CartographiePublié 4 janvier 2019Dernière vérification: 14 octobre 2026

    Téléchargé le 14/10/2026. Noms, codes P et hiérarchie des 10 régions, 58 départements et 360 arrondissements, en vigueur au 04/01/2019. Les noms sont repris tels que publiés ; certains n'ont pas d'accents.

  2. 2.
    Nkolafamba
    Wikipedia (English)Publié 27 septembre 2026Dernière vérification: 23 octobre 2026
  3. 3.
    Nkolafamba
    Wikipédia (français)Publié 26 septembre 2026Dernière vérification: 23 octobre 2026