Personne

Raphaël Onana

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D'après Wikipédia

Raphaël Onana, né le 14 juillet 1919 à Poupouma au village de Nkol Okala, au nord-ouest de Yaoundé, dans la Province du Centre, au Cameroun, et mort le 11 novembre 2002 à Yaoundé, est un militaire et magistrat naturalisé français, d'origine camerounaise. Il a été président de l'Union fraternelle des anciens combattants d'expression française (UFACEF).

Biographie

Enfance, formation et débuts

Raphaël Onana est né le 14 juillet 1919 à Poupouma au village de Nkol Okala, au nord-ouest de Yaoundé, dans la Province du Centre, au Cameroun.

Il est élevé par sa mère, Régina Awundza, une « Béti » parlant un dialecte « éton ». Il vient d'une fratrie de sept enfants, dont quatre frères nés entre 1910 et 1919, tous morts de maladie, et deux sœurs, Zobo, née en 1910 et Ng'Onana, née en 1922.

Ékongo Akon'Awana, le père de Raphaël, était un guerrier des Bakassa, originaire de la Région de l'Adamaoua. Avec sa première épouse, Métila, il eut une fille, demi-sœur de Raphaël, Johanna Ngazomo Métila. Ékongo est un prénom signifiant la lance ou le javelot, symboles guerriers des armes utilisées pendant les guerres tribales. L'homme meurt à l'âge de 33 ans en 1922 ; Raphaël avait 3 ans. Il reste seul héritier de son père, après la mort de ses frères aînés.

Le 17 juin 1939, il s'engage dans la Milice du Cameroun, au 1er régiment de tirailleurs du Cameroun. Grâce à sa stature, (1,88 m) et ses compétences stratégiques, il est promu sergent, puis de sergent-chef ACL (Ambulance chirurgicale légère). Il est fait citoyen français en 1951.

Le choix du nom de famille Onana

Il choisit comme nom de famille le nom de sa sœur cadette, Ng'Onana (née en 1922), plutôt que celui de son père, Akon'Awana, à cause des crimes de guerre que ce dernier a commis au village de Poupouma.

Carrière

Seconde Guerre mondiale

Dès la création des Forces françaises libres, 1er juillet 1940, les miliciens du Cameroun s'y rallient, sous l'impulsion du général Philippe Leclerc de Hauteclocque. Raphaël Onana participe à la campagne du Gabon en novembre 1940, à la campagne de Syrie, de juin à décembre 1941. Il est enrôlé en tant que sergent au 1er régiment de tirailleurs du Cameroun, classe 1939, matricule 7 776. Les fusils du régiment étaient des Lebel modèle 1886.

Le 28 décembre 1941, Raphaël Onana est affecté en Afrique du Nord, et est compagnon d'armes des combattants de la Bataille de Bir Hakeim. Il déclare, à propos du général allemand, Erwin Rommel : « Le renard du désert se croit supérieur à nous, ignorons son arrogance et soyons plus malin qu'un ratel. »

Durant la nuit du 10 au 11 juin 1942, à Bir Hakeim, l'ancien milicien camerounais est fait prisonnier et grièvement blessé par des balles de 9 × 19 mm Parabellum, provenant d'une mitraillette Schmeisser MP40 . Il est soigné à Naples en Italie et est amputé de la jambe gauche ; sa captivité dure cinq mois. À la suite d'une négociation par la convention internationale, il est échangé comme prisonnier de guerre en novembre 1942. Rapatrié, il est déclaré « Réformé Définitif » en avril 1943.

Après la guerre

Avant l'indépendance du Cameroun, Raphaël Onana a été juge dans les tribunaux français.

Raphaël Onana a été invité au Palais de l'Élysée par le président de la République Charles de Gaulle en décembre 1962 pour recevoir plusieurs décorations, dont celle de l'Ordre national de la Légion d'honneur.

Raphaël Onana a combattu aux côtés de Simon Noah Bikié, le grand-père de Yannick Noah. Il est fermement opposé à la tentative de coup d'état militaire camerounaise du 6 avril 1984 ; elle causera la mort de son ami, tué par un militaire.

Il soutient l'association UFACEF « Unions fraternelles des anciens combattants d'expression Française ». Ce mouvement regroupe les anciens combattants et anciens militaires francophones répartis autour du globe, crée des amicales d'anciens combattants. Onana fut élu président de l'Amicale des anciens Combattants du Cameroun.

Il meurt le 11 novembre 2002 à Yaoundé.

Vie privée

Il se marie à l'église, le 10 novembre 1943, avec Rita Essah Tsimi (morte en juillet 1992 d'une hypertension artérielle). Ils ont eu dix enfants : Casmile, Jeanne, Étienne, Agrippine Awoundja, Lazare Ékongo, Métila Françoise, Essah Nathalie, Zobo Ostomac, Akamba Marie-Solange et Nsing Marius Patrice.

Œuvres

Il est l'auteur d'un livre retraçant sa vie de soldat, en collaboration avec, Patrice Étoundi-M'Balla, journaliste des chroniques du quotidien Le Jour : Raphaël Onana, Un homme blindé à Bir-Hakeim : Récit d'un sous-officier Camerounais qui a fait la guerre de 39-45, France, Paris, Éditions L'Harmattan, 1996, 272 p. (ISBN 2-7384-4239-0)

Prix et distinctions

Médaille militaire

Croix de guerre 1939-1945, avec palme de bronze, décret du général de Gaulle en date du 2 juin 1943

Insigne des blessés militaires

Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre

Médaille commémorative de la guerre 1939-1945

Ordre national du Mérite par décret du président de la république française du 21 décembre 1962

Chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur

Officier de l'ordre national du Cameroun

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Sources

  1. 1.
    Raphaël Onana
    WikidataDernière vérification: 23 octobre 2026
  2. 2.
    Raphaël Onana
    Wikipedia (English)Publié 15 octobre 2026Dernière vérification: 23 octobre 2026
  3. 3.
    Raphaël Onana
    Wikipédia (français)Publié 15 septembre 2026Dernière vérification: 23 octobre 2026