Person
Abel Eyinga
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Abel Eyinga , né le 13 juillet 1933 à Ondondo et mort le 16 janvier 2014 à Ebolowa, est un homme politique camerounais.
Biographie
Enfance et éducation
Ses parents étaient Pierre et Mendou'a Rébecca.
Il fait des études de droit au quartier latin à Paris de 1954 à 1962, jusqu’à son doctorat.
Alors qu'il commence à s’intéresser aux questions politiques, l'administration française au Cameroun exerce des pressions sur sa famille pour l'en dissuader. Son père lui écrit, sur ordre de Louis-Paul Aujoulat, de « ne pas participer à des choses qui peuvent te nuire là-bas [à Paris] et peut-être à nous aussi [au Cameroun] ».
Vie publique
Il milite en politique dès l'indépendance du Cameroun.
En 1962, ses études finies, il rentre au pays et entre dans la fonction publique comme Chef de Cabinet du premier Premier ministre du Cameroun Charles Assalé. Bien des années plus tard, il témoigna avoir vu des coopérants entrer sans frapper chez le Premier Ministre pour donner des instructions.
Avec Jean-Michel Tekam, il fonde le Cercle Culturel Camerounais, où se retrouvent de jeunes diplômés mécontents de l'état des choses existants.
Il démissionne pour s'en aller travailler à l'ONU, au secrétariat de Diallo Telli, représentant permanent de la Guinée.
En 1970, il fait circuler un programme au Cameroun pour se présenter contre Ahidjo; sa candidature est refusée mais il est condamné, par contumace, à cinq ans de prison. Sa famille subit également des représailles. De plus, il est expulsé de France et va enseigner à la faculté d'Alger; il utilise un sauf-conduit algérien, son passeport camerounais ayant été annulé. Il est également journaliste pour plusieurs revues. Il écrit notamment une lettre pour dénoncer l'usage de la torture, ainsi qu'une autre pour dénoncer la désinformation à laquelle se livre Le Monde en relayant sans preuve les fausses accusations portées contre l'évêque Albert Ndongmo, en prélude à sa condamnation à la prison à vie ainsi qu'à l'élimination d'Ernest Ouandié et d'autres membres de l'Union des populations du Cameroun .
En 1991, il retrouve un passeport, et vivra entre Paris et Ebolowa où, en 1996 et 2001, il présente une liste aux élections municipales.
Vie privée
Atteint de polyarthrite rhumatoïde, il meurt le 16 janvier 2014 à Ebolowa.
Œuvres
Publications
Mandat d'arrêt pour cause d'élections: de la démocratie au Cameroun : 1970-1978 (1978)
Introduction à la politique camerounaise (1978)
Démocratie de Yaoundé: Syndicalisme d'abord (1944-1946) (1986)
L'U.P.C.: une révolution manquée ? (1991)
This record is provisional: it was compiled from the cited sources but has not yet been checked by an InsideKamer editor.
Sources
- 1.
- 2.